Tout va bien, c'est une fraîche soirée d'automne, t'espère rien d'la vie rien de personne. T'es sortie avec ta meilleure copine vers un p'tit endroit chaleureux qu't'adore, où ya presque jamais personne. T'entres et lui il est là, assis à une table avec une autre de tes copines, tu le connais pas mais ça va pas tarder. T'es là, tout décontracte dans ton jeans à demi moulant, tu le vois qui te dévisage un peu mais tu t'en occupe pas, tu parle avec elle. Elle te demande un truc, tu le lui montres et puis tu restes avec eux, toute la soirée. Ce type t'est enfin présenté (putain s'qu'il peut être craquant), toute la soirée tu te dis qu'il faut pas t'attacher, tu sais que ta copine l'aime bien et tu sais aussi que tu t'attache très vite. Alors t'évite un peu son regard, tu te dis que l'attirance précoce que t'a envers lui passera, t'es persuadé qu'après son départ jamais tu le reverra et que de toute façon ces deux la finiront probablement ensemble. Puis vous vous revoyez, au même endroit, et vous prenez rendez-vous; rendez-vous qui, soit dit en passant ne fonctionnent jamais. Le destin nous fait languir qu'il te dit, avec raison puisqu'effectivement tu te languie, et tu t'attache à ce mec mais finalement ça te dérange pas.
Et puis t'a ça... tout ce qu'il te dit, ça repasse sans cesse dans ta tête, tu veux que ça s'arrête mais au fond tu sais pas. Tout ça c'est de la masturbation intellectuelle. Mais lui se rend pas compte, il continu, c'est un prostitué mental voilà, tu lui parle tu lui fais de beaux yeux, tu le complimente même, puis il te caresse de ses foutues paroles qui t'envahissent complètement.
Cependant tu trouves stupide d'y avoir pensé tellement qu'il t'a fallut l'écrire. Tu prends maintenant conscience que le fait de l'avoir mise sur papier, rend cette situation émotionnelle vachement absurde, t'as peut-être exagéré. Puis tu relis ton texte encore et encore, tu te dis qu'il est pas forcément bien mais qu'il a tout de vrai. Tu te dis aussi qu'il y a des soirées, comme ça, fraîche, où tout va bien et où il y a un truc qui te change un rien, qui tapisse les murs de ton principal organe vital .